Un grand detaillant japonais a annonce dimanche 17 juillet avoir vendu du boeuf nourri avec des aliments contamines par des radiations nucleaires de la centrale de Fukushima. Plus de 1400 kg de boeuf contamine ont ete commercialises du 27 avril au 20 juin dans des magasins de Tokyo, des environs de la capitale et du centre du pays. Cette entreprise a precise que le betail de la province de Fukushima a ete nourri avec de la paille de riz dont le taux de cesium depassait les limites fixees par le gouvernement. "Le plus probable est que nous allons interdire les livraisons de boeuf", a declare le gouvernement. La semaine dernire, un taux de cesium 6 fois superieur a la normale a ete trouve dans du boeuf livre par une ferme situee a proximite de Fukushima. Du foin contamine a ete detecte avec un taux de cesium radioactif 56 fois superieur a la limite legale.
lundi 18 juillet 2011
Viande contaminee au Japon
dimanche 10 juillet 2011
Le nucléaire français - par Fred Gaspoz

Avec ses 58 réacteurs et 1100 sites renfermant des déchets nucléaires, la France détient le record du pays le plus nucléarisé au monde par rapport au nombre d'habitants. L’électricité d’origine nucléaire représente 78 % de la consommation électrique française.
Hermann Scheer démontre dans son livre "Le solaire et l'économie mondiale" que l'énergie photovoltaïque pourrait convrir tout les besoins en électricité. En Allemagne, pour répondre aux besoins en électricité, il suffirait d'équiper 10% des surfaces construites (toits, murs des immeubles et bords des autoroutes) d'installations photovoltaïques. Et ceci dans le cas où l'on décide de produire l'électricité exclusivement par l'énergie photovoltaïque. Cependant, pour utiliser les énergies renouvelables dans un esprit constructif, il faut varier leur usage selon les possibilités (on préfèrera l'énergie solaire là où le soleil est intense, les éoliennes là où il y a une forte exposition au vent, le biomasse là où il y a des forêts, etc.).
Frederic Gaspoz
mercredi 23 février 2011
Frederic Gaspoz : agriculture & climat

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ("FAO"), l’agriculture mondiale doit prévoir des changements importants afin d’atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et de changement climatique. Pour Frederic Gaspoz, le facteur le plus important de l’économie globale est l’ascension des pays émergents et leur convergence vers les pays développés. Il y a une classe moyenne grandissante dans les pays émergents et elle dispose d’un pouvoir d’achat croissant. Lorsque les consommateurs à revenu modeste entrent dans la classe moyenne, ils changent leur régime alimentaire et absorbent plus de calories. Frederic Gaspoz explique que l’augmentation de revenu implique plus de consommation de viande, ce qui implique plus de demande de céréales, car l’élevage bovin et porcin requiert de grandes quantités de blé et maïs. De plus, une partie des céréales produites est utilisée pour les biocarburants ce qui absorbe une partie de l’offre du marché alimentaire. Frederic Gaspoz mentionne que, par exemple, la production d’éthanol des Etats Unis absorbe 30% de la production américaine de maïs.
Les prévisions démographiques et de consommation alimentaire indiquent que la production agricole devra augmenter d’au moins 70 % pour couvrir la demande jusqu’en 2050. Les prévisions démontrent également que les changements climatiques vont réduire la productivité agricole et la stabilité de la production dans certaines parties du monde qui ont déjà une sécurité alimentaire insuffisante. C’est pourquoi Frederic Gaspoz pense que le développement d’une agriculture sensibilisée aux problèmes climatiques est crucial pour atteindre les objectifs alimentaires et environnementaux. Il s’agit d’examiner les aspects techniques, institutionnels et financiers afin d’établir une réponse permettant d’atteindre cette transformation. Il y a plusieurs options institutionnelles disponibles pour promouvoir la transition vers l’agriculture climatiquement responsable (« climate-smart »). Aux Etats-Unis, la consommation de viande s’élève à 130 kilogrammes. En Europe, elle s’élève à 100 kilogrammes. En Chine, elle est de 55 kilogrammes, et elle y était de 39 kilogrammes il y a dix ans. Frederic Gaspoz mentionne que Taiwan avait en 1980 un niveau de développement similaire à la Chine d’aujourd’hui. Depuis, la consommation de viande par habitant a doublé de 43 kilogrammes à 90 kilogrammes. En l’an 2030, la consommation chinoise de viande pourrait atteindre 85-90 kilogrammes. La production d’un kilogramme de viande de bœuf nécessite environ 6 kilogrammes de céréales.
Du côté de l’offre, les terres agricoles disponibles diminuent. Cette situation se combine au phénomène météorologique de « La Nina » qui refroidit le Pacifique et interrompt les récoltes. Frederic Gaspoz note également les éruptions volcaniques dans l’Est de la Russie qui affectent l’Océan Arctique, provoquant des inondations fréquentes en Asie et en Océanie. Ceci pourrait amener plus de moussons en Asie et des sécheresses en Europe de l’Est et en Amérique du Sud. Finalement, Frederic Gaspoz note que la population mondiale va augmenter de 7 milliards à 9 milliards d’ici 2050.
La FAO a établi un nombre de mesures essentielles pour mettre en œuvre une agriculture climatiquement responsable. Selon Frederic Gaspoz, il s’agit d’un bon début et les éléments principaux en sont :
- Adopter une approche d’écosystème assurant une coordination intersectorielle
- Investissement dans la collection de données et dans le savoir-faire agricole
- Soutien aux petits propriétaires afin d’effectuer la transition vers une agriculture climatiquement responsable
- Consistance entre les politiques agricoles, de sécurité alimentaire et de climat
- Combinaison de financement entre les secteurs publics et privés.
En conclusion, Frederic Gaspoz mentionne que, bien que la priorité globale reste la réduction de la pauvreté et le développement durable, les changements climatiques doivent être pris en considération.
Frederic Gaspoz
mercredi 2 février 2011
World Agriculture and Climate

According to the Food and Agriculture Organization (“FAO”), world agriculture must undergo significant changes in order to meet the related challenges of achieving food security and responding to climate change. For Frederic Gaspoz, the most important factor in the world economy is the rise of emerging economies and their convergence with developed economies. There is a growing middle class in the emerging world, with growing spending power. As low-income people enter the middle class, they change their diets and take in more calories. Frederic Gaspoz explains that income growth makes for more meat consumption, which is good for grain, because one needs a lot of grain to grow cattle and pigs. In addition, agricultural commodities are used for biofuels, which removes supply from the market for food. Frederic Gaspoz mentions that the US federal ethanol mandate results in more than 30% of the US corn production being used for ethanol.
Projections based on population growth and food consumption patterns indicate that agricultural production will need to increase by at least 70 percent to meet demands by 2050. Most estimates also indicate that climate change is likely to reduce agricultural productivity, production stability and incomes in some areas that already have high levels of food insecurity. Therefore, Frederic Gaspoz thinks that developing climate-smart agriculture is thus crucial to achieving future food security and climate change goals. Frederic Gaspoz discusses some of the key technical, institutional, policy and financial responses required to achieve this transformation. There are many institutional and policy options available to promote the transition to climate-smart agriculture at the smallholder level. In the U.S., annual consumption of meat is 130 kilograms (286 pounds) per capita. In the European Union it is about 100 kilos. In China it is 55 kilos, and it was 39 kilos 10 years ago. In India it is at only seven kilos, so there is a long way to go. Frederic Gaspoz mentions the example of Taiwan: in 1980 Taiwan was at a development stage similar to China's today. Since then, Taiwanese meat consumption per capita has doubled from 43 kilos to more than 90 kilos. By 2030, China's meat consumption could be 85 to 90 kilos.
It takes about six kilos of grain to produce one kilo of beef. It also takes 4,000 gallons of water. On the supply side, available land is diminishing. The situation is compounded by La Niña, a weather phenomenon that cools the Pacific, disrupting harvests. Frederic Gasp
oz combines that with volcanic eruptions in Eastern Russia, that affect the Arctic, leading to more flooding in Southeast Asia and Australia. It will lead to stronger monsoons in India and droughts in Latin America, Russia and the Ukraine, and potentially the Northern U.S. Frederic Gaspoz shows that world population will grow from the current 6.7 billion to 9 billion by 2050.- Adopting an ecosystem approach, ensuring intersectoral coordination
- Investment in filing data and knowledge gaps
- Support to enable smallholders to make the transition to climate smart agriculture
- Consistency between agriculture, food security and climate policies
- Combining financing from public and private sectors
jeudi 16 décembre 2010
Frederic Gaspoz sur les résultats de Cancun 2010

A Cancun, les 193 pays se sont accordés sur plusieurs points essentiels pour la lutte contre le changement climatique. Les pays ont décidé de créer un fonds vert pour le climat destiné à aider les pays en développement (et notamment les plus vulnérables). Pour Frederic Gaspoz, ce fonds est indispensable pour aider ces pays à faire face aux impacts du changement climatique et à mettre en œuvre un développement économique plus respectueux de l'environnement.
Il devrait s'élever à 100 milliards de dollars en 2020. Les pays présents n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un programme de travail pour trouver de nouvelles sources de financements. Frederic Gaspoz note qu’une mise à contribution du secteur aérien et maritime a été abandonnée, face à l'opposition de certains pays, et notamment des pays pétroliers.
L'autre avancée de Cancún a été obtenue sur le Protocole de Kyoto. Alors que des pays comme le Japon et la Russie ont clairement expliqué qu'ils ne souhaitaient pas s'engager sur la suite du Protocole après 2012, le texte adopté par l'ensemble des pays prévoit que les pays se mettent d'accord au plus tôt, avant fin 2012, sur l'avenir de cet accord. Frederic Gaspoz explique que les pays industrialisés devront réduire leurs émissions de 25% à 40% d'ici 2020.
Pour Frederic Gaspoz enjeu vital, la lutte contre la déforestation sera renforcée. L’accord stipule vouloir « ralentir, arrêter et inverser la perte du couvert forestier » dans le monde. Les populations locales devraient être impliquées dans cette lutte.
Un centre de technologie pour le climat verra également le jour. Il sera destiné à assurer le transfert de technologies propres aux pays en voie de développement.
Frederic Gaspoz